Le parc Terelj

Le parc national de Terelj est le parc le plus proche de la capitale. 1h30 de taxi nous suffisent pour rejoindre le spot repéré la veille. L’emplacement avait attiré notre attention car il permet de faire quelques randonnées sympathiques.
Le taxi ne peut pas nous déposer au bout de la piste, nous sommes bloqués par une barrière. Il nous laisse là et nous passons laborieusement nos vélos au dessus pour continuer notre route. L’endroit est charmant. Nous décidons de planter notre tente à la lisière de la forêt où s’enfonce un sentier de randonnée. Il y a personne. C’est la fin de la saison touristique.
Nous décidons de repousser nos explorations au lendemain et profitons du calme pour se reposer. C’est activité dessins pour Armand et devoirs pour Valentin.
Le soir venu, Basile et les enfants décident de faire un feu, nous nous mettons à la recherche de bois et préparons le tout. Un petit repas au coin du feu et au dodo !

Le lendemain matin, Valentin se réveille malade mais il va rapidement mieux. Nous décidons donc de partir visiter les environs avec notre sac à dos. Nous gravissons le sentier de randonnée pour rejoindre la vallée de l’autre coté.
Les paysages sont totalement différents de ce que nous avons pu voir jusqu’à présent. Des affleurements de roche lisse parsèment la forêt. Les quelques clairières sont remplis de fleurs avec notamment des Eldelweiss. Il y a moins de troupeaux mais beaucoup plus de camp de yourte pour touriste. Les habitants de la capitale doivent souvent venir pour le week-end ou les vacances. Certains sont d’ailleurs en train de remballer pour l’hiver.
Notre route nous mène à un magnifique temple Aryapala, le plus beau et le plus coloré que nous ayons vu en Mongolie. Puis, nous revenons en arrière jusqu’à « Turtle Rock » qui est, comme son nom l’indique, un énorme rocher en forme de tortue. Ce jour-là, nous faisons plus de 10km de marche et presque 500m de dénivelé…. Nous chantons pour aider Armand à avancer mais, globalement, les enfants sont très courageux. Vive les chansons de colonie de vacances !

En revenant à notre bivouac, nous profitons d’être en haut de la montagne pour capter un peu de réseau et faire un petit check météo. Nous nous rendons alors compte que les températures vont clairement se refroidir dans les prochains jours. Les nuits vont passer au dessous de 0 dans moins d’une semaine. Nous n’avons pas envi de nous transformer en glaçon dans la tente et décidons de revenir sur Oulaanbaatar plus tôt que prévu.

Nous repartons donc à vélo le lendemain. Après avoir repassé notre fameuse barrière dans l’autre sens, nous commençons notre journée par presque 15km de descente jusqu’à la rivière Tuul que nous allons essayer de suivre jusqu’à la capitale. Après une pause déjeuner les pieds dans l’eau à se faire une fish pédicure. Nous nous rendons compte que la zone est pas mal habitée, il y a même des maisons en dur avec des grilles qui nous empêche de passer où nous souhaitons. Nous n’avons plus l’habitude. Finalement, après deux trois demi-tour, nous arrivons à trouver un sentier qui longe la rive de la rivière. OpenStreetMap n’a pas menti ! Nous empruntons alors ce chemin des vaches en mode VTT avec tout notre matos. Pas facile mais hyper sympa, Valentin s’amuse à chaque bosse et fait très attention à ne pas se retrouver à l’eau.
Le soir, nous trouvons un beau spot près de la rivière où tout le monde s’amuse sur la plage de galet. Un pêcheur local vient nous offrir un magnifique poisson qu’il vient de pécher mais nous refusons ne sachant pas trop comment le préparer.

Pour notre avant dernière journée complète sur la route en Mongolie, nous passons dans une magnifique vallée qui a su restée sauvage même à 35 km d’Oulaanbaatar. Il faut dire que vu le nombre de guets que nous avons du franchir (au moins 8) et le nombre de zones militaires que nous avons du contourner, il n’est pas très aisé de venir ici.
Nous profitons alors à fond des paysages, des chevaux, vaches et chèvres… Les nomades démontent leur yourte. Nous croisons
plusieurs cargaisons de foin sur des camionnettes remplis à ras bord. L’hiver approche et nous avons l’impression qu’ils vivent aussi leur dernière journée ici. La nostalgie nous envahie peu à peu tandis que nous plantons notre tente pour la dernière fois le long de la rivière avant de rejoindre la capitale le lendemain.

2 réponses à « Le parc Terelj »

  1. shinyfestival5b10276237

    Wawe 😍wawe c magnifique, et u. Gros bisous a les beau gosse 😎😎😊

  2. Coucou les amis. Merci pour la mise en récit et en images. C’est toujours un plaisir de vous lire et de vous suivre. Bonne suite de voyage, vous nous faites rêver

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Découvrez comment les données de vos commentaires sont traitées.