OULAN-BATOR > UNDURSHIREET PART 3

Nous commençons notre nouvelle journée par faire l’état de nos réserves d’eau. Toutes les gourdes sont pleines mais cela nous semble peu car la journée s’annonce chaude et une belle montée nous attend. Nous passons le col en fin de matinée et changeons de vallée. Les paysages sont encore et toujours magnifiques avec quelques différences, les arbres font un timide retour et le sol semble plus sablonneux. Malgré une deuxième partie de journée quasiment uniquement composée de descente, les passages avec du sable nous épuisent et nous assoiffent. Nos roues s’enfoncent sous le poids de nos vélos et nous devons nous y mettre à deux pour pousser nos vélos un par un tandis que le enfants avancent à pied sur le côté. Nous épuisons nos dernières goûtes d’eau en milieu d’après midi. Nous faisons l’aumône auprès des voitures de passage. Les locaux sont hyper sympa et nous offrent leur réserve de petites bouteilles. Eau pétillante, ice tea… tout est bon à prendre. Ce n’est que deux bonnes heures plus tard que nous arrivons à un carrefour où une mamie tient une toute petite échoppe. Elle y vend des bouteilles de 4,5L. Nous lui vidons sont stock en lui en prenant quatre. Épuisé autant physiquement que moralement nous décidons de camper un peu plus loin. Nous n’avons pas le courage de parcourir ne serait-ce qu’un mettre de plus sur la piste de sable qui s’étend devant nous.

Allez courage, il va falloir reprendre la route. Nous n’avons plus de problème d’eau mais la piste que nous avons quittée hier ne nous motive pas tellement. Et nos craintes devinrent réalité… en partant à 9h nous n’avions fait que 5km à midi. Nous étions épuisés comme après une journée complète. Nous finissons par nous arrêter sur le bord de la route et monter la toile de tente pour nous faire un peu d’ombre. Notre objectif : demander de l’aide aux voitures qui passent pour nous sortir de la zone sablonneuse. Ça sera finalement les deux familles nomades qui vivaient non loin qui nous viendront en aide. Les vélos sur le toit, ils nous déposent à l’hôtel du village d’après, notre objectif initial : UNDURSHIREET. Nous y passerons deux nuits car la journée du lendemain s’annonce pluvieuse et nous avons eu notre dose de galère. La chambre est petite, les wc sont à l’extérieure et il n’y a pas d’eau courante mais cela nous suffit. En tout cas ce petit break nous permettra de prendre une douche (dans la maison commune du village), de refaire une cure de produits frais (yaourts, bières…) et de trouver une solution pour remettre en service notre filtre. C’est en visitant les quelques 6 échoppes du village que nous tombons finalement sur une boîte de pastilles de Chlore périmée depuis trois ans. Cela fera l’affaire. Le passage rapide du litre de Chlore très dilué dans le filtre plus un rinçage abondant en filtrant 4 litres d’eau claire ont permis de faire partir l’odeur. Pour les tuyaux et accessoires par contre, il n’y a rien à faire. C’est beaucoup moins pratique mais nous nous y faisons. En tout cas, nous sommes bien rassurés, nous sommes de nouveaux autonomes dans la gestion de notre eau.

Finalement, notre envie de macadam aura été trop forte, nous demandons un coup de pouce à des locaux pour nous déposer quelques 70 kilomètres plus loin. C’est notre première expérience en Hyundai porter. C’est une sorte de mini camion benne, le notre n’avait plus de compteur de vitesse ce qui à fortement impressionné les enfants !

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