Le garde boue arrière de Basile est réparé et les affaires sont dans les sacoches, le Airbnb est vide et Valentin s’est fait une petite coupe chez le coiffeur d’en bas. Nous avons assez de nourriture pour tenir 7 jours sans ravitaillement. Nous sommes prêt à partir. Direction l’ouest et Undurshireet ! Nous commençons par un très grosse route (2×3 voie) qui se transforme en une route moyenne (2×2) après quelques kilomètres puis en une simple route puis en piste. Il y a beaucoup de camion mais tout le monde fait attention à nous. Il faut dire que nous sommes l’attraction du coin.
Sur la route, nous croisons des chevaux, des yourtes installées dans des jardins ou des terrains et même des enfants qui font un petit bout de chemin avec nous.
Mais ce n’est qu’au sommet d’une digue que la Mongolie nous en met plein les yeux à peine 15km après notre départ. La vue sur la rivière est magique ! Les enfants sont bouches bées, il est 15h30 et ils nous demandent de dormir ici. Nous avons cédé quelques kilomètres plus loin et avons installé notre bivouac à la jonction entre rivière, plage de cailloux et petit bosquet d’arbres.
La deuxième journée s’annonce plus compliquée que la première. Ça va monter ! Nous commençons par suivre sur plusieurs kilomètres un gros chantier de création d’une voie ferrée. Nous récoltons notre dose de poussière à chaque croisement avec un camion. Vivement la baignade de ce soir !
Le chantier derrière nous, Armand veut manger en haut d’une petite colline. La vue est top mais un peu trop venteux pour notre réchaud. Nous arrivons tant bien que mal à faire chauffer nos nouilles instantanées. Va falloir s’y habituer.
L’après midi nous montons encore et toujours, lentement mais sûrement. Tout à l’improvisation d’ailleurs car nous n’avons pas suivi notre tracé GPS initial. Presque deux pistes sur trois n’apparaissent sur aucune carte d’ailleurs mais elles sont parfois plus praticable ou plus direct que les officielles. En tout cas, nous sommes bien arrivés au col en milieu d’après midi.
La vallée de l’autre côté se révèle être une zone d’entraînement militaire pour l’armée mongole. Nous assistons donc à des répétitions de manœuvres militaires et des tirs de balles à blanc. C’était très impressionnant.
Nos émotions passées, nous partons à la recherche de la rivière (toujours à l’impro) pour y installer notre bivouac et prendre notre « douche » dans la rivière.
Le spot est magnifique et ça tombe bien car la journée du lendemain est pluvieuse. Nous décidons de ne pas prendre la route et de rester une nuit de plus au même endroit. Les nomades du coin nous ramènent même à boire (lait de jument salé) et à manger (beignets d’abats de mouton ou de chèvre). Malgré toute notre bonne volonté, c’est un peu trop dur pour nos petits estomacs de français.
































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