C’est bon ! Nous avons tout organiser avec le personnel du camp de yourte de Kharkhorin. Nous laissons nos vélos et les 3/4 de nos sacoches sur place dans un conteneur et nous nous disons « à dans 4 jours ». Sac à dos sur le dos, nous nous dirigeons vers le terminal de bus où nous réservons nos billets de bus pour nous et surtout pour nos vélos afin de pouvoir retourner à Ulaanbaatar sereinement. Une fois les billets en poche, nous prenons un taxi pour Tsetserleg.
Une fois déposés et installés dans notre guesthouse, nous partons à la découverte du musée de l’Arkhangaï situé dans un ancien monastère. Puis nous passons un bon moment dans la guesthouse. Les repas sont bien plus occidentalisés que ce que nous avons l’habitude de voir en Mongolie et tout le monde parle anglais, ça fait du bien un peu de lien social. Nous y rencontrons une famille américaine avec 3 jeunes enfants qui s’installe en Mongolie (le papa travail dans la guesthouse) mais aussi Bruno un Hawaïen de 78ans qui va finalement nous suivre pendant quelques jours.
Aprés une bonne nuit de repos et une matinée cool, nous nous mettons en route pour 1h30 de taxi accompagné de Bruno. Direction les sources chaudes de Tsenker!
Nous arrivons dans une magnifique vallée très boisée, ça change radicalement des steppes dont nous avons l’habitude. Le camp de yourte se trouve en face de la source chaude, nous voyons une fumerole de vapeur et l’eau sortir de la terre. De multiples tuyaux partent dans le village pour approvisionner tous les camps et les sources thermales improvisées.
Notre camp dispose de plusieurs piscines extérieurs de différentes températures avec vue sur la montagne. Nous passerons presque 2 jours sur place à alterner entre baignade et promenade dans la montagne. Même si le temps n’est pas terrible, ça fait du bien ! Nous papotons beaucoup avec Bruno, ou plutôt, il papote beaucoup et nous écoutons. Notre ami est presque totalement sourd. Nous communiquons nos réponses en écrivant sur un téléphone.
Pendant nos balades, les enfants sont surpris que les tuyaux acheminant l’eau minérale soit parfois troués et réparés par des bouts de bois. Et ça marche ! L’eau chaude fait gonfler le bois et fini les fuites. Basile retient l’astuce au besoin pour ces chantiers.
Les deux soirs, nous sympathisons avec tous les clients du camp qui viennent boire une bière dans les bains. Il y avait des étudiants mongols, des coréens, des européens et même des expat’ qui font une viré entre mecs. Tous passent en coup de vent. Ils arrivent en fin d’après-midi et repartent le lendemain matin. Ils sont souvent en van pour 8 à 10 personnes accompagnés d’un guide. Certains sont en moto et un van 4×4 les suive avec un guide, un chauffeur et parfois un cuisinier. Nous nous sentons un peu en décalage avec ce tourisme à toute vitesse. Arrivent-ils vraiment à profiter ?
Le lendemain matin, la « réception » du camp nous informe qu’aucun taxi ne peut venir nous chercher car il a beaucoup plu pendant la nuit. Les pistes sont difficilement praticable. Les touristes qui n’ont pas de véhicule 4×4 n’arrivent pas à sortir du camp, ils se font remorqué par d’autre véhicule. Nous demandons à tout le monde mais il n’y a plus de place dans les voitures des touristes… Nous allions partir à pied demander de l’aide aux nomades quand la gérante du camp nous trouve une famille nomade qui part en ville aujourd’hui, ils veulent bien nous prendre ! Ouf !
Le retour en 4X4 est au top. Le père de famille passe par des chemins incroyables, au milieu des bois, dans des crevasses et dans des guets. Malgré tout ça, c’est tout confort. Les amortisseurs font le job sur fond de musique mongole ! Le conducteur pousse même parfois la chansonnette.
Nous sommes finalement déposé près d’un arrêt de bus mais impossible de savoir quand celui-ci va passer, s’il passe d’ailleurs. Nous décidons donc de faire du stop. Nous sortons la bonne vieille technique : « Les enfants, au boulot ! Faites une tête triste et lever votre pouce. » L’une des premières voiture qui nous aperçoit sur la route sont des anciens clients du camp des sources chaudes. Ils ne comprennent d’ailleurs pas comment nous avons pu arriver avant eux alors qu’ils sont partis au moins 30min avant nous. Malheureusement, ils n’ont perdu personne en route et n’ont toujours pas plus de place. Une dizaine de minute plus tard, une grosse 4×4 avec l’avant de la voiture tout cabossée passe devant nous puis fait demi tour 100m plus loin pour finalement nous avouer qu’il ne pouvaient tout simplement pas laisser deux enfants sur le bords de la route. La technique a porté ses fruits ! Nous montons donc avec cette famille mongole rentrant à Oulan-Bator. Ils finissaient leur vacances avec leur chien « Chocolat ». Ils nous explique le pourquoi du comment de l’avant tout cabossé : ils ont heurté un gros yack la veille au soir alors qu’ils roulaient de nuit. Plus de peur que de mal pour la famille mais, si nous avons bien compris, le yack lui n’a pas survécu…
De retour à Kharkhorin, nous mangeons dans une auberge co-tenue par des mongoles et un français. Celui-ci organise des voyages à cheval dans la région. Il fait cela pendant ces vacances et travaille en France le reste du temps. A la base, la cuisine était fermée et un cyclotouriste français solo venait de se faire recaler. Mais en voyant les enfants (encore une fois), la cuisinière accepte d’allumer ses fourneaux. Ce qui nous permets de découvrir le périple de notre voisin de table (rattraper entre temps par le gérant) qui est venu de France uniquement à vélo.
Nous finissons la journée par récupérer nos vélos et retrouver le confort de notre camp de yourte préféré. Tout est prêt pour notre grand retour à Ulaanbaatar le lendemain.


























































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