Nous voilà déposés sur une « aire d’autoroute », nous remettons les sacoches sur les vélos et nous dirigeons vers le restaurant pour que les enfants (et un peu les parents avouons-le) refassent le plein de frites et de nuggets. Nous avons deux jours à fouler le bitumes de cet équivalent d’une nationale de par chez nous, il faut reprendre des forces.
La première journée se passe bien. Le trafic n’est pas si terrible. Les voitures ralentissent et se déportent pour mieux nous observer. Il faut juste faire attention aux camions et bus si un véhicule arrive en face et les empêches de dépasser correctement. Dans ce cas là, nous roulons sur le bas côté pour les laisser passer. Par moment, les automobilistes tendent à Armand une bouteille de soda qu’il doit attraper pour l’ajouter à sa collection du jour. La récolte a été particulièrement bonne en ce premier jour.
A mi chemin, nous passons la nuit sur une colline où il est difficile de ne pas poser la tente sur un terrier tellement qu’il y en a. Nous voyons par moment des petites têtes de souris dépasser et pousser quelques piaillements aigus. Non loin, un rapace se demande si l’une d’entre elle serait assez téméraire pour qu’il puisse l’attraper.
La deuxième journée est dans la même veine que la première. Cependant la récolte est moins bonne ce qui a plutôt tendance à énerver Armand. « Comment se fait-il que chaque voiture qui ralenti pour nous faire coucou ne nous honore pas d’une offrande sucrée ? »
*** Il faut savoir qu’en Mongolie la plupart des voitures sont importées du Japon. Donc, malgré le fait qu’ils circulent à droite, les volants de 80% des voitures sont aussi à droite. Ce qui arrange bien le petit business d’Armand ***
Après avoir bien galéré sur les derniers kilomètres sur des pistes de sable (il nous faut 1h30 pour faire 6km, cela nous rappelle de mauvais souvenirs), nous arrivons au petit gobi! Vous l’aurez compris, c’est une version miniature du désert de gobi mais qui a le mérite d’être plus accessible à vélo.
Nous avons choisi de rester deux nuits dans une yourte au pied des dunes. On les appelle « ger » en mongole.
Arrivée au campement, nous sommes très bien accueillis, la yourte est immense, propre avec une baie vitrée en guise de porte. A deux pas, une rivière coule au pied d’une montagne où se promènent les chevaux.
Le soir, l’orage gronde, nous sommes contents d’être à l’abri du vent et de la pluie dans notre yourte.
Le lendemain, les enfants sont heureux de faire une balade à dos de chameau puis ils jouent des heures dans les dunes de sable. Au dessus de nos têtes, de nombreux et impressionnant vautours planent à la recherche de nourriture.
Dans l’après-midi, les enfants admirent de près des nomades attrapant des moutons à cheval grâce à un long bâton et une corde. La journée se finit les pieds dans l’eau à la rivière. Nous profitons de notre dernier repas « les pieds sous la table » et négocions pour que quelqu’un veuille bien nous déposer sur la route asphaltée le lendemain pour nous éviter de pousser nos vélos pendant 1h30 en sens inverse…
































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